J’ai longtemps cherché le dépassement intellectuel, physique, psychique et dans beaucoup de sous domaines qui y touchent. Pourquoi, me
demanderez-vous ? Je vous répondrais que je ne sais pas. Tels ces rêves d’enfance que nous n’oublions jamais ou ces poussées instinctives qui nous bousculent dans notre vœu de changer le
monde à notre façon, je souhaite répondre à cette montée d’instinct. Ne voyez pas là une personne avide de pouvoir et de puissance mais simplement quelqu’un qui répond
à une envie profonde et refoulée. Ce petit quelque chose qui nous transcende dans le temps et au delà de ses limites. J’ai une logique qui reste altruiste mais critique. Le fond de ma pensée est
que tout homme se base sur une logique qui lui est transmis dés sa naissance, qui lui est inculquée dès ses premiers pas, qui lui est rabâchée dès ses premiers mots et qui le poursuit toute sa
vie. Cette logique est le principe d’ambivalence. Toute chose a un opposé et à chaque choix ou chaque action que vous réalisez, vous faite pencher la balance d’un côté ou de l’autre. Tels les
saints qui eurent une vie exemplaire et s’en vont dans un des paradis de notre pensée ou tels les maudits qui eurent une vie mauvaise et malsaine et qui brûlent dans les enfers de nos pensées. Le
choix… la véritable quintessence du savoir ne réside pas dans le fait de faire un choix bon ou mauvais, ni d’en comprendre le sens ou l’impact, mais cela repose uniquement sur le fait de
connaître la vérité qu’il implique. Les savoirs ancestraux sont cachés aux aveugles, exposés aux borgnes et transmis aux éclairés. Cela dit certains suivront des voies précises alors que d’autres
non. Et la véritable force émane uniquement du fait de transcender la logique du choix et l’approche de l’ambivalence. Le savoir n’est pas loin ou proche, ni confiné ou à la portée de tous, il
est simplement présent. Nous piochons continuellement dedans même sans nous en rendre compte mais en sommes nous réellement dignes ? Certains diront que cela serait caché sinon, mais dans
tous les cas et au delà de tous ces mots, la sûreté n’est pas et ne persiste pas. Elle est simplement suggérée. Les yeux ne voient pas, les oreilles n’entendent pas, le cœur ne fait qu’écouter,
l’esprit interprète et malgré tout, le doute plane toujours. Je me présente à vous comme un jouet parmi tant d’autres, comme un esprit pensant comme beaucoup mais aussi en tant qu’être à part
entière qui pense savoir alors qu’il ne sait pas. J’aurais aimé pouvoir retranscrire noire sur blanc les rouages qui analysent ce monde nouveau, plein de surprises, de dangers et de mystères,
mais je ne peux pas. Peut-être un jour qui sait…
En ce jour ce ne sont que des mots. Cependant les mots disposent d’une force insoupçonnée, ils ont pu changer le monde à plusieurs reprises
et, au-delà des limites physiques, ont un poids qu’aucun humain ou animal ne peut peser. Nous mesurons les risques de notre vie selon des notions fondamentales qui ont plus de trois milles ans
d’altération et tout ce que nous pratiquons, rêvons ou effectuons se présente comme la base de notre enseignement et des mots qui nous entourent. Les pairs, des pairs de leurs pairs furent les
inquisiteurs de nos croyances, de notre foi, de ce que nous sommes aujourd’hui. Nous avons évolué, continué à apprendre par la science, les moyens occultes, la technologie, par l’homme lui-même.
Nous vivons plus simplement qu’on peut le croire. Nous changeons quelques petits éléments en fonction de notre univers. Certains seront à même de changer le monde mais finiront dans l’histoire.
Et nous voilà de nouveau en route, soupesant et mesurant tout ce qui fait parti du paysage et que l’esprit pali et transite. Mais voilà au travers de tout ce fouillis et ce chao, sommes-nous
capable de percevoir le sens vrai des choses et de ce qui nous entoure ? Au milieu de ce concerto infernal, sommes-nous capable de percevoir la mélodie profonde ? Au milieu de cette
tragédie du bonheur et dans la grandeur du sens mélodramatique de notre vie pouvons-nous comprendre la profondeur de la scène ? Nous nous attardons ou avançons à la vitesse grand
V ?
Le temps passe, les jours avancent, les heures passent, les secondes s’écoulent et parmi tout ça, je ne peux vous apporter une seule réponse.
Le monde a fini par s’arrêter pour moi, je ne sais pas quand il repartira cela dit, du haut de mes années, je me maudis pour ce que j’ai perdu, pleure devant la beauté de mon monde et hurle ma
joie face à ces éléments oubliés.
N’oubliez jamais que si vous ouvrez les yeux, le sens profond de toutes choses vous fera réalisez que vous êtes tout autre chose que ce que la
pensée vous impose. Cela dit, il n’appartient qu’à moi de croire une démarche comme celle-ci. Il n’appartient qu’à moi de croire en cette approche, et croyez bien qu’elle va évoluer encore et
toujours pour aller vers ce que je souhaite le plus cher au monde.
Ka.